Aujourd’hui je vous propose d’aborder LE fameux sujet du moment, qui est sur toutes les lèvres : LA CHARGE MENTALE.

Mais au final… Savez-vous vraiment de quoi il s’agit ?

Depuis la sortie de la BD d’Emma (blogueuse et illustratrice) sur les réseaux sociaux le problème de la charge mentale a été largement mis en lumière. Le débat sur la répartition des tâches ménagères dans les couples a refait surface.

S’il est vrai que les hommes participent de plus en plus aux tâches ménagères et aux soins des enfants, il est également vrai que, dans la plupart des cas, c’est à la femme qu’il incombe toujours de penser à tout et d’avoir une vue globale sur l’organisation de la maison. Une charge qui est souvent sous-estimée et peu valorisée.

Donc la charge mentale, c’est le poids qui pèse sur la personne qui est “responsable de la gestion de la maison”… et il s’agit souvent de la femme.

Concrètement ça se passe comment ?

Nous avons un super cerveau qui nous aide à anticiper, à programmer nos prochaines vacances, à planifier de beaux projets qui nous tiennent à cœur…

Mais ces mêmes capacités d’anticipation situées dans notre cortex préfrontal peuvent faire le même travail mais pour des choses plus lourdes… et du coup se transformer en « usine à inquiétudes ».

On anticipe par avance tout ce qui pourrait arriver…et c’est ainsi que l’on ne se situe pas dans le fameux moment présent…

Illustration par l’exemple…

Vous êtes en vacances avec votre amoureux dans un cadre idyllique… piscine, transat… soleil… et soudain… l’angoisse vous prend… Plus que deux jours. Et ensuite il va falloir rentrer. Et reprendre le boulot. Et finaliser ce dossier. Et courir pour récupérer les enfants chez les beaux-parents, etc… ? Exit la plage et les cocotiers… la charge mentale est là… tapie bien au chaud dans votre tête…

OUI ? ça sent le vécu ? Alors… j’ai une bonne nouvelle pour vous… Il y a une EXPLICATION SCIENTIFIQUE et SURTOUT des SOLUTIONS !

C’est ce que l’on appelle l’effet Zeigarnik. (geneasens.com)

Euhhhh… l’effet QUOI ???? ZEI-GAR-NIK (promis juré ce n’est pas un gros mot !!!)

C’est une psychologue américaine d’origine russe : Bluma Zeigarnik (1900-1988)

L’effet Zeigarnik désigne le fait que toute les tâches que nous n’avons pas eu le temps de terminer nous restent dans la tête. Du coup cela nous met une forme de pression… et nous pousse à passer à l’action !

Comment Bluma a-t-elle fait cette découverte ?

La Légende veut que sur la terrasse d’un café, Bluma Zeigarnik remarquât que les serveurs retenaient l’information concernant la commande tant que celle-ci n’était pas achevée, et le client servi. Dès lors, ils oubliaient tout de la commande à laquelle ils venaient de donner suite.

Vous aussi avez certainement déjà ressenti ce soulagement et la satisfaction lorsque vous avez terminé une tâche : boucler un dossier au travail, finir des travaux de bricolage, faire le rangement de tel placard…

Le fait de terminer cette action va faire baisser votre pression mentale. En effet, lorsque l’on donne aux personnes la possibilité d’achever leur travail, il se produit chez elles une détente.

Pourquoi ?

Parce que le cerveau garde en mémoire plus intensément une information incomplète que complète. Bluma Zeigarnik a observé que cet état d’attente se manifeste par un état intérieur de tension, d’inconfort et de malaise qui s’évanouit peu à peu à partir du moment où la tâche est complétée.

Mais notre problème aujourd’hui c’est ce que nous sommes des « wonderwomen ». Des femmes multitâches et que nous avons une moooooontaaaaaaagne de choses à faire ! Et notre « To do list » reste bien au chaud dans notre mental… Mais au lieu de rester tranquillement dans un petit coin… NON… même pas… elle nous met la PRESSION… .et la charge mentale dont tout le monde parle… C’EST CA !

Et en plus il y a un BONUS : c’est de savoir au fond de nous que nous n’aurons jamais assez de temps pour faire toutes les choses de notre liste ! Ou au moins les faire sereinement…

Et c’est là on le stress arrive, le speed, la course

Alors comment faire ???

Christophe André nous parle de « l’exercice du canapé ». Voici ce qu’il nous propose :

« Le soir, en rentrant chez soi, on commence par s’asseoir dans le canapé, pour respirer, se détendre, tranquille, ne rien faire pendant 5 mn ou 10 mn.

Évidemment, à peine assis, on est attaqué de tous les côtés ; attaqués par nos pensées, nos propres pensées, les pensées sur les choses à faire : « quoi ? comment ? tu te poses un instant ? alors que tu n’as pas fait les courses, pas acheté les cornichons ? pas rangé la maison,  alors que des amis viennent dîner ? pas commencé à préparer le repas ? pas terminé de répondre à tes mails de boulot ? pas téléphoné à ta copine qui vient de divorcer ? pas vérifié que les enfants étaient bien sur leurs devoirs et pas sur leurs écrans ? »

Là, on s’aperçoit qu’on s’est déjà remis debout pour agir, pour cocher des trucs sur la liste des choses à faire. Alors, on dit NON, et on reste dans l’exercice : on se rassied et on respire, juste ça, respirer. Les pensées attaquent encore ? On leur redit NON, et on leur explique : « non, c’est bon, j’ai compris ! J’aurai toujours des choses à faire, même sans jamais dormir, sans jamais me reposer. Alors là, j’ai décidé de faire une chose encore plus importante : prendre soin de moi, me reposer, souffler. Tout le reste, n’importe qui peut le faire à ma place : ranger, nettoyer, travailler ; quand je serai mort ou malade, d’autres le feront. Mais me poser et me reposer, il n’y a que moi qui puisse le faire. Et c’est maintenant, tant que je suis vivant…»

Vous la ressentez cette charge mentale ? De temps en temps ? Ou tout le temps ? Et d’ailleurs, vous avez un canapé chez vous ?